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 Fiches équestres explicatives

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MessageSujet: Fiches équestres explicatives   Dim 18 Mai - 23:49

MULES ET MULETS :
C’est l’animal de bât par excellence. Issu du croisement entre un âne et une jument, ses nombreuses qualités physiques lui ont assuré un large succès dans nos campagnes, jusqu’à l’apparition des tracteurs.

Lorsqu’un âne s’accouple avec une jument, cela donne naissance à une mule (femelle) ou un mulet (mâle). On distingue trois types : la grosse mule (700 kg pour 1,60 m environ), la mule espagnole plus légère et la mule de Brandes. Comme le cheval possède 64 chromosomes alors que l’âne n’en a que 62, les mulets ont un nombre impair de chromosomes, ce qui explique qu’ils soient stériles.

Bonne à tout faire
La mule hérite en général de la rusticité et de la force de l’âne, et de la taille et de la morphologie générale de la jument. Autant de qualités qui en ont fait un animal de premier plan à la ferme aussi bien que dans les rangs de l’armée. Une mule peut ainsi porter 150 kg de bât en plus de son cavalier ! Son caractère franc et courageux en fait un très bon compagnon de route. Seul bémol : l’animal doit travailler régulièrement, sinon il risque de « s’ensauvager ».

De plus en plus rare
En France, la production de mules a battu son plein aux XVIIIe et XIXe siècles, grâce à l’existence de races d’âne de grande taille (Poitou ou Catalan). Aujourd’hui, la mule est surtout utilisés pour la randonnée. Aux Etats-Unis, elle subsiste grâce à l’existence d’écuries de course ! Ainsi le tout premier équidé à avoir été cloné est Idaho Guem, un mulet champion des hippodromes américains.

Des mules… fertiles !
Mules et Mulets ont un instinct sexuel normal et possèdent l’anatomie nécessaire à la reproduction. Malgré leur nombre impair de chromosomes, certains individus parviennent à produire des ovules ou des spermatozoïdes. C’est ainsi qu’on a déjà vu des mules mettre bas des poulains tout à fait viables. Mais cela reste extrêmement rare.

Pour en savoir plus :
« Mules et mulets, des animaux d’exception », par Eric Rousseaux, éditions Geste, (2003), 144 pages.
www.asinerie.net/decouverte/mule_3.html
L’Ecole des Mules, à Nescus (Ariège). Tel. : 05 61 64 50 66.






LE BARDOT :
Le bardot est beaucoup plus rare que sa « cousine » la mule. Il diffère d’ailleurs totalement de la mule dans ses origines comme dans ses caractéristiques. En outre, il doit souvent sa naissance au hasard des prés…

Le bardot est le fruit du croisement entre un étalon et une ânesse après douze mois de gestation. Il hérite de la plupart des caractéristiques physiques de son père en taille réduite. Si c’est une femelle, on l’appelle bardote ou bardine. Parce qu’il est le croisement de deux espèces différentes, il est stérile.

Peu apprécié
Le bardot, c’est le contraire d’un mulet (né du croisement d’un âne et d’une jument). Il hérite en général des défauts de ses parents et ne possède ni la force du cheval ni la caractère placide de l’âne. Son pas est moins sûr que celui d’une mule et il supporte moins de charge. Autre problème de taille : une ânesse saillie par un étalon, a priori plus grand qu’elle, risque des problèmes lors de la mise bas si le poulain est trop gros. Autant de raisons qui font du bardot un animal peu apprécié et donc rare.

Accident de pré
Au XVIIe et au XVIIIe siècles, alors que la mule était très répandue, on rencontrait parfois un bardot conduisant une file de mules et monté par le muletier. On l’appelait alors petite mule. De nos jours, les bardots qui naissent sont souvent dus à des accidents de pâturage.

Une morphologie entre deux
Le bardot ne se distingue pas toujours de la mule par sa morphologie, même s’il a tendance à être plus petit d’où son surnom de « petite mule ». Sa tête est plus fine que celle d’un âne, ses oreilles moins longues et ses yeux plus ronds. En général, ses naseaux sont plus ouverts et ses mâchoires plus larges. Sa robe est en générale celle de son père, et sa crinière et sa queue sont plus fournies que celles d’un âne.

Chef de file :
Selon le Dictionnaire de l’Académie française de 1835 (6e édition), le bardot marche ordinairement à la tête des autres mulets et porte le muletier avec ses provisions et ses ustensiles.






LE ZONEY :
Croisez un zèbre avec un poney et vous obtiendrez un zoney. Cet étrange équidé qui, un temps, a été considéré comme un animal de foire, reste encore très rare.

En 1904, à l’Exposition universelle de Saint-Louis dans le Missouri, le public découvre un étrange animal : plus petit qu’un poney domestique, il présente des rayures sur ses flancs et sa croupe. Sur la pancarte, on peut lire « hybride de zèbre et de poney shetland ». C’est la première fois que l’on voit un zoney !

Petits et grands poneys
Toutes les races de poneys peuvent être croisées avec des zèbres, mais comme tous les croisements entre les espèces différentes, cela donne naissance à un animal stérile. Le zoney hérite en général de la taille de sa mère, une ponette, et des rayures de son père zèbre. Parce que les chevaux, et donc les poneys, possèdent plus d chromosomes que les zèbres (64 contre 44), seul le croisement zèbre mâle et jument serait possible. L’inverse, étalon et zèbre femelle, n’a jusqu’à présent jamais été observé.

Souvent dû au hasard
En Angleterre, il y a trois ans, Karen Pete a été témoin d’une drôle de naissance. Sa jument shetland a donné naissance à un poulain à rayures. Ce que Karen ne savait pas, c’est que la ponette achetée quelques mois plus tôt appartenait auparavant à un cirque où zèbres et poneys partageaient le même pâturage !
Les zoneys sont encore rares de nos jours, car ils sont la plupart du temps le fruit de rencontres hasardeuses.

En France aussi :
Près de Reims, Jean-Jacques Lefèvre a créé un parc animalier qui héberge aujourd’hui les deux seuls zoneys au monde qui soient nés des mêmes parents. Il s’agit de Kruger, né en 2002 et N’soko, né en 2003, qui sont aussi les deux seuls zoneys existant en France. La mère, une double ponette de 8 ans, a été saillie naturellement par un zèbre nommé Zébulon !
Pour voir des zoneys en France :
Parc animalier des Aulnes, Route de Belval 51480 Cuchery, tél. : 03 26 51 73 78.





L’ECOLE ROYALE ANDALOUSE
L’Ecole royale andalouse est l’une des grandes académies qui perpétuent encore, dans le monde, les traditions de l’Art équestre.

C’est en plein cœur de l’Andalousie en Espagne, à Jerez de la Frontera, qu’est située l’Ecole royale andalouse d’Art équestre. Lieu mythique, puisque ce sont les moines chartreux des monastères d’Andalousie qui, dès le XVI e siècle, ont créé et sélectionné le cheval de pure race espagnole. L’Ecole a été créée par Don Alvaro Domecq, et est placée sous le patronage du roi Juan Carlos, ce qui lui permet de porter le titre d’Ecole royale. Elle comporte des écuries pour soixante chevaux et un manège pouvant accueillir 1600 spectateurs.

Ses objectifs
L’Ecole a pour but de promouvoir et de faire connaître l’équitation traditionnelle de l’Andalousie, mais aussi l’art équestre classique. Elle contribue également à la sélection du cheval de pure race espagnole et assure la formation de cavaliers de compétition internationale de dressage.

La cavalerie
Pour les reprises d’équitation académique, l’Ecole utilise des pure race espagnole et des lusitaniens. Pour les démonstrations de doma vaquera, elle emploie quelques cruzados (chevaux ibériques croisés avec des pur-sang, des pur-sang arabes ou des anglos).

Les spectacles
Le spectacle comporte des démonstrations d’équitation espagnole traditionnelle (figures de doma vaquera), du travail de haute école, en main et aux longues rênes et une présentation d’attelages.

Rencontrer l’Ecole andalouse :
La visite guidée se fait les lundis, mardis, mercredi et vendredis, de onze heures à treize heures. On peut aussi assister au travail des écuyers dans le manège.
Les spectacles ont lieu le jeudi à onze heures, et l’Ecole se déplace régulièrement dans de nombreux pays.




L’ECOLE PORTUGAISE D’ART EQUESTRE
Vêtus de velours rouge, les écuyers de Lisbonne ont pour vocation de perpétuer les traditions de l’équitation classique d’esprit baroque, telle qu’elle se pratique encore au Portugal.

Histoire
L’Ecole portugaise d’art équestre est l’héritière de la Picaria Real, ancienne académie équestre de la cour du Portugal. Créée en 1969, elle ne possède pas de véritables locaux. Ses écuries sont provisoirement installées dans les communs du palais de Queluz, à une quinzaine de kilomètres de Lisbonne. Les spectacles sont donnés en plein air, dans l’unique carrière. Les sauts d’école sont exécutés selon les principes les plus purs de l’art équestre classique. On réalise la courbette, la croupade, le terre à terre, suivi ou non de la pesade, la levade, la cabriole…
Les chevaux sont exclusivement des lusitaniens de souche Alter Real, tous de robe baie. De ce fait, l’Ecole contribue à la sélection des produits de ce haras national.

Costumes et harnachements
Pour les spectacles, les écuyers utilisent une selle à piquer, et pour l’entraînement, une variante de celle-ci, la selle dite « à Relvas ». Les chevaux portent sur le rein la traditionnelle peau de renard. La bride est classique. Les écuyers sont vêtus de l’habit « à la Marialva », du nom du célèbre écuyer qui, au XVIII e siècle, a codifié au Portugal les enseignements de la Guérinière.

Les spectacles
Ils comportent une démonstration de travail à pied, aux piliers, aux longues rênes, puis une présentation des airs relevés, exécutés cette fois sous la selle, ainsi qu’un pas de trois » et un « ballet équestre ». Les représentations publiques ont lieu de mai à octobre, le mercredi à 11h. Le public peut assister au travail des écuyers du lundi au vendredi de 10h à 13h.

Longues rênes :
Le travail aux longues rênes occupe une place importante à l’Ecole de Lisbonne. Il est remarquable de voir les chevaux exécuter des airs difficiles avec des longues rênes flottantes, sans surfaix, et parfois embouchés d’un simple filet.
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